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Fils et filles d'Alzheimer ...

... petits-enfants, conjoints/partenaires, parents, amis, soignants et autres proches de malades d'Alzheimer, 

Notre combat : que les personnes frappées par la maladie soient prises en charge avec compétence, humanité et dignité jusqu'au bout.  Partageons ici informations et expériences, bonnes ou mauvaises, qui éviteront peut-être à d'autres certaines mésaventures douloureuses et coûteuses. Voyez avec Carpe Diem ce qui peut se faire quand la volonté existe.  
                                                 

filledAlzheimer@yahoo.fr           <le 22 janvier 2007>  

N.B: Si vous avez du mal à lire sur fond noir, 
il vous suffit de sélectionner le texte pour l'avoir 
en bleu et blanc.

 

Marguerite Merette, dans un conte intitulé "Sur une autre planète...", évoque en 2003 la vie dans l'équivalent canadien d'un EHPAD.  On peut aisément transposer ce texte chez nous en France.

Extrait :

"Mais un beau jour, c’est Proche-Perturbateur qui a pris le dictionnaire et qui y a inscrit :

“ Je ne veux qu’on empêche de marcher mon parent Habitant d’aucune façon ”.

 Et il exigea que tout ce qui aurait ce but porte dorénavant le nom de contention. La définition de contention correspondrait à celle d’empêcher sans consentement. (Là encore : qui, n’étant pas dément, accepte qu’on l’empêche !). Même après que sur Hôpital, cette définition est devenue officielle, elle a semé la confusion sur la notion de consentement de la part de la personne démente. Le dérapage fut facile, dans le monde fermé de Microcosme. Une personne lucide ne pouvant refuser de comprendre notre “ bon sens ”, il ne fallait pas attendre le consentement du dément. S’il faut laver 10 déments en 30 minutes, qu’il en soit ainsi ! Les Temporaires ont des responsabilités, que les déments le veuillent ou non. S’il faut quatre Temporaires pour retenir un dément quand on le lave, la notion de consentement est à oublier. Et une fois oubliée, elle le demeure.

Par ce dérapage, les Temporaires, qui comprennent et acceptent pourtant qu’un chien montre la porte, avaient de la difficulté à reconnaître et accepter qu’un être humain souhaite se lever et marcher. Puis, la même difficulté s’est présentée pour reconnaître qu’il ait faim ou pas, qu’il ait mal ou pas, qu’il ait des émotions ou pas, qu’il consente ou pas. La légitimité du consentement du dément a alors perdu son sens, faute de personnes pour défendre ce sens et pour en reconnaître le langage."

Pour lire le texte intégral, cliquer
ici.
 
Lire aussi la lettre d'espoir d'une aide-soignante suisse écrite en réponse,
et les commentaires, notamment les témoignages de plusieurs médecins français.

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